Pourquoi pleurer et demander "Pardon" à Dieu ne suffit pas.
Demander pardon à Dieu dans sa chambre efface-t-il vraiment le péché ?
Combien de fois avons-nous dit cette phrase simple lors de nos prières : "Seigneur, pardonne-moi pour mes péchés" en pensant que tout était réglé ?
Cette façon trop facile de demander pardon, qu'on voit partout dans les églises, nous pousse à nous poser une question : est-ce vraiment comme ça que Dieu pardonne les péchés ?
Le message de Jésus
Quand dans les écrits, nous lisons Jésus qui dit "Repentez-vous", il ne parle pas juste de pleurer ou de dire une prière. Se repentir, c'est se rendre compte que ce qu'on a fait n'est pas bon et prendre l'engagement de ne plus le faire. Parce qu'à se repentir s'attache abandonner.
La bible le dit clairement : "Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays." (2 Chroniques 7:14). Ici, il y a une histoire d'abonner. Il faut vraiment arrêter, pas juste regretter.
Analysons ensemble les faits et sortons un tant soit peu de la religion.
Le véritable pardon s'active uniquement lorsqu'il y a restitution ou abandon. Se repentir, ce n'est pas pleurer. Se repentir, ce n'est pas dire : ''Seigneur, pardonne-moi'' encore moins ''Seigneur Jésus, je te demande pardon pour mes péchés, pardonne-moi. Merci de m'avoir pardonné, amen" comme la religion nous a fait croire.
Aucun péché n'est effacé par une prière. Tout péché est effacé par la repentance et l'abandon.
Ça peut faire mal à entendre, mais réfléchissons-y. Aujourd'hui, depuis le bas âge, on nous apprend une religion facile : on fait une bêtise, on pleure dans sa chambre, on demande pardon à Dieu, et hop, c'est réglé. Mais est-ce vraiment ce que Dieu veut ?
Cas pratique : le vol
Prenons un cas pratique. Tu voles 10 000 francs à quelqu'un. Quand on t'accuse, tu dis "Non, ce n'est pas moi". Mais après, tout seul chez toi, tu te mets à genoux et tu avoues à Dieu : "Oh Seigneur ! Je viens te demander pardon, je reconnais que c'est moi qui ai pris les 10 000 francs, j'avoue."
C'est zéro et inutile. Dieu a déjà vu. Qu'y a-t-il à lui avouer ici ?
Et c'est ce qu'on nous a enseigné : "Repentez-vous" ! Les gens sont dans leur chambre, ils sont sous leur lit, ils pleurent, des fois même, ils sont au culte. Quand on dit le temps de la repentance, ils vérifient que personne n'entend. Chacun parle tout doucement et chuchote...
Voici aujourd'hui la forme de repentance du faux évangile. Dans le faux évangile, on n'est pas maître de nous-même, c'est le péché qui nous fait (on y reviendra dans un prochain article).
Revenons à notre cas pratique. En effet, ici penses-tu vraiment être pardonné ?
Absolument pas. Tu viens en réalité de pécher trois fois :
- Le vol (l'acte initial).
Le mensonge (en niant devant la victime).
Tenter Dieu (en demandant pardon à Dieu pour un tort causé à un quelqu'un, sans réparer le tort).
Tu as pris l'argent de quelqu'un, pas l'argent de Dieu. Tu t'en vas dire pardon à Dieu quand tu as dit aux hommes que ce n'est pas toi. Et tu penses être libre ? Non. ❌
Voilà pourquoi les vraies repentances sont accompagnées de restitution.
Tu vas donc au préalable te confesser à l'homme de Dieu et si cet homme de Dieu connaît réellement Dieu, il te dira d'aller rembourser la victime. Et le jour où Dieu va te pardonner, c'est le jour où tu viens dire effectivement à la victime : ''C'est moi, j'ai pris. Je t'ai volé.'' C'est là que le pardon commence.
Tu dois donc retourner voir la victime et tu ne rends pas juste les 10 000 francs, tu ajoutes des intérêts (par exemple 15 000 francs) pour le tort causé. Et tu avoues que c'est toi qui as pris son argent : "Tu te souviens quand tu as perdu 10 000 francs ? C'était moi. Maintenant je veux bien faire les choses, j'ai décidé de marcher avec Dieu, alors je te rends ton argent avec un supplément".
C'est lorsque la victime te dit "Je te pardonne" que tu es pardonné.
Quand on a fait du mal à quelqu'un, le pardon de Dieu passe par le pardon de cette personne.
Maintenant, tu diras : est-ce que tous les péchés sont bons à être confessés ?
Ce que tu as peur de dire publiquement, il ne faut pas le faire.
Cas pratique : la masturbation
Il existe des péchés qui ne nécessitent pas de restitution envers quelqu'un, mais qui détruisent ton propre corps et temple, comme la masturbation.
La masturbation, bien qu'on ne trouve aucun texte biblique l'interdisant explicitement, révèle un manque de maîtrise de soi, qui fait pourtant partie du fruit de l'Esprit (Galates 5:22-23) qui est une vertu qu'il faut avoir.
Donc si tu masturbes, tu n'as pas la maîtrise de toi. Ça veut dire que tu n'arrives pas à maîtriser ton propre corps. Tu appliques à ton corps toutes sortes d'envies que ton esprit a. Or le Saint-Esprit dans la vie de quelqu'un apporte la maîtrise de soi.
Donc quand tu vois que la maîtrise t'échappe, tu peux aller vers un homme de Dieu pour dire : ''J'ai un problème de maîtrise de moi-même. Qu'est-ce qui me montre que je ne me maîtrise pas ? Je suis dans la masturbation.'' Donc même confesser, on ne confesse pas seulement pour être pardonné, on confesse aussi ce qui nous domine.
Dans ce cas, la confession donc ne vise pas tant le pardon d'un péché contre autrui, mais la demande d'aide à un homme de Dieu pour retrouver la maîtrise de soi, car ça devient un dieu sur toi.
On peut donc se confesser pour deux raisons :
- Obtenir le pardon quand on a péché contre quelqu'un
- Être aidé quand quelque chose nous domine
Cas pratique : l'adultère
Autre exemple : tu as trompé ton conjoint, ta conjointe avec quelqu'un. Tu peux pleurer des heures en disant "Seigneur, pardonne-moi, l'erreur est humaine", mais tant que tu continues à voir cette personne, il n'y a aucun pardon.
Peut-être qu'elle va revenir vers toi. Maintenant si elle n'est pas revenue vers toi ou il n'est pas revenu vers toi, que peut-être c'est toi qui es reparti... Si toi, tu es à la recherche du pardon divin, c'est le refus de repartir que Dieu va considérer comme un acte de repentance.
Dieu ne regarde pas tes larmes. Il regarde ce que tu fais, les actes que tu vas poser. La vraie repentance, c'est arrêter complètement. C'est dire non quand la tentation revient.
Jean-Baptiste ne demandait pas aux gens de juste pleurer. Il leur disait : "Montrez par vos actes que vous avez changé" (Matthieu 3:8). La vraie repentance, ça se voit dans ce qu'on fait.
Sans abandon, il n'y a pas de pardon.
Et donc, c'est quoi le péché ?
Finalement avec tout ça, c'est quoi le péché ?
On parle de péché lorsqu'on a désobéi à la parole que Dieu nous donne. Que ce qu'on ait fait soit bon ou mauvais. Ce n'est pas une histoire de ça, c'est bon - ça, c'est mauvais. Non !
C'est une histoire de Dieu a dit oui ou il a dit non. Donc le péché se résume à l'obéissance ou la désobéissance à la parole que Dieu a révélée personnellement. Ce qu'il a dit...c'est ce qui détermine péché ou pas péché.
Manger un fruit n'est pas mauvais en soi. Mais pour Adam, c'était un péché. Pourquoi ? Parce que Dieu avait dit de ne pas le faire.
Dans le faux évangile, on rejette la faute sur le péché qui nous contrôle, comme si on n'était pas responsable. On transforme les écrits de Paul en loi absolue, au point d'oublier ce que Jésus a enseigné.
Dans le vrai évangile :
- Nous sommes responsables de nos actes
- La repentance demande l'abandon concret du péché
- Le pardon passe par la restitution quand c'est possible
- Nos actes parlent plus fort que nos prières et nos mots
Le vrai évangile ne donne pas de solutions faciles. On ne peut pas faire du mal à un être humain visible et obtenir le pardon du Dieu invisible sans jamais réparer le tort causé.
Arrêtons de nous bercer d'illusions avec un évangile où une petite prière dans notre chambre efface les ardoises. La vérité est que cela demande du courage : le courage de restituer ce qu'on a volé, le courage d'avouer la vérité aux hommes, et le courage d'abandonner concrètement nos mauvaises voies, de vraiment changer.
Cet article t'a choqué ou te remet en cause tes habitudes ? C'est le but. La vérité n'est pas faite pour nous conforter, mais pour nous affranchir.
La question après avoir lu tous ces mots n'est pas : "Est-ce que j'ai assez pleuré dans ma chambre ?" mais plutôt : "Qu'est-ce que j'ai fait concrètement pour montrer que j'ai vraiment arrêté ?"
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